LÀ OÙ TOUT A COMMENCÉ

J’ai longtemps coché toutes les cases.

Plus de 15 ans de carrière dans de grands groupes, à des postes de direction en communication.

Un cadre structurant. La reconnaissance et l’excellence professionnelle. Après une enfance entre deux continents, cette stabilité représentait beaucoup : un ancrage, une sécurité, une forme d’aboutissement.

Et pourtant, en 2019, mon corps a dit stop.

Pas doucement. Pas progressivement. Un burn-out.

Un arrêt long. Dix-huit mois. Et la sensation très concrète que quelque chose s’était rompu.

Je n’arrivais plus à lire, me concentrer. Plus à mobiliser ce qui avait toujours été mon socle : mes capacités intellectuelles.

Moi qui m’étais définie par mon esprit, je me retrouvais face à un vide déroutant. Je continuais pourtant à vouloir “comprendre”. À chercher une solution par le haut.

Alors que le message était ailleurs.

QUAND LE CORPS DEVIENT LE SEUL POINT D’ENTRÉE

Cet effondrement m’a forcée à ralentir. Pas par choix. Par nécessité.

C’est là que j’ai commencé à explorer des pratiques corporelles.

D’abord le yoga. Puis le Kundalini yoga, qui a ouvert un espace plus vaste entre le corps, la conscience, l’énergie.

Je me suis formée. Longtemps.

Hatha yoga, Kundalini yoga, puis yin et nidra, Reiki, EFT, coaching professionnel, PNL, Ennéagramme.

Chaque outil passait par le même filtre : mon corps, mon quotidien, ma capacité réelle à intégrer.

Je n’ai jamais cherché à accumuler des méthodes.

Je cherchais à comprendre pourquoi tout pouvait s’effondrer, et comment quelque chose de plus juste pouvait se reconstruire.

Ce sont les neurosciences et en particulier la théorie polyvagale qui ont mis des mots clairs sur ce que je vivais comme expérience.

80 % des informations circulent du corps vers le cerveau.

Mon mental avait longtemps tenu le volant.

Sans jamais vraiment savoir où aller.

LA DEUXIÈME BASCULE

2022. J’avais quitté le salariat, créé mon activité.

Je formais en entreprise, j’accompagnais des dirigeants, des comités de direction. Et puis, un matin, j’ai reconnu un signal familier.

Assise à mon bureau, face à une to-do list longue comme le bras, et parfaitement organisée, je me suis effondrée en larmes. J’avais recréé une autre forme de course.

Plus subtile. Plus libre et consciente, en apparence.

Mais une course quand même. J’avais changé l’emballage. Pas l’intérieur. Je suis partie seule quelques jours, dans les Pouilles. Sans téléphone. Sans livre. Sans carnet pour analyser ou planifier.

Juste trois pastels.

C’est là que quelque chose s’est clarifié, sans effort.

Les décisions les plus justes de ma vie, je ne les avais jamais prises depuis le mental, la stratégie.  Je les avais prises quand mon corps était présent, disponible, apaisé.

Le problème n’était pas ce que je savais, ni même si j’en savais assez.

C’était de suffisamment intégrer dans mon corps cette sécurité intérieure stable, cette autorité interne qui ne dépend pas de la performance externe.

Toutes ces années d’exploration m’ont appris une chose :

Le corps est la clé d’accès à l’âme.

Pas le mental. Pas la volonté. Pas les affirmations positives.

Le corps.

C’est de cette intégration qu’est née la méthode Corps-Boussole™.

Ce n’est pas un concept.

C’est une manière d’habiter sa vie autrement.

Le Corps-Boussole™, c’est apprendre à reconnaître quand ton énergie est mobilisée pour tenir, t’adapter, contrôler…

et quand elle est enfin disponible pour créer, choisir, poser des actes justes.

Cette approche s’appuie sur trois piliers indissociables.

L’intelligence somatique

Le corps comme source d’information fiable, capable de signaler ce qui est aligné ou non, bien avant que le mental ne comprenne.

Les neurosciences

Comprendre le fonctionnement du système nerveux, les mécanismes du stress, de la survie, et les conditions nécessaires pour retrouver de la disponibilité intérieure.

Les pratiques incarnées

Kundalini yoga, Yin, Nidra, breathwork, EFT non comme des techniques à appliquer, mais comme des expériences à intégrer dans la durée.

Je ne crois pas aux transformations qui ne se décident que dans la tête.

Je ne crois pas non plus à l’optimisation permanente, ni à la quête d’une meilleure version de soi.

Ce que j’ai appris, c’est que l’essentiel est déjà là. Sous les couches d’adaptation, de pression, et d’oubli de soi.

Quand tu recrées une alliance avec ton corps, quand tu cesses de vivre en pilote automatique, tu ne deviens pas quelqu’un d’autre.

Tu redeviens toi.

Aujourd’hui, je transmets cette approche à travers des formats différents, pensés pour accompagner des moments de vie distincts.

À travers un livre, Se réaligner en 17 minutes par jour (Éditions Leduc, février 2026), pour ancrer une pratique simple et quotidienne.

À travers RéHarmonie, un espace d’accompagnement sous forme de membership (abonnement sans engagement) pour celles qui veulent changer leur mode de fonctionnement, pas seulement leur état.

À travers des immersions, mon lieu ressource, pour celles qui ont besoin de changer de cadre pour changer d’état.

À travers GIOIA, pour créer une activité professionnelle depuis l’alignement somatique.

Et à travers STELLA, pour les dirigeantes prêtes à incarner pleinement leur leadership intérieur.

Mon engagement reste le même :

transmettre des outils concrets, ancrés dans la science et dans l’expérience vécue. Pas pour éviter l’épuisement à tout prix. Mais pour apprendre à ne plus construire sa vie contre soi.